Bancs et lieux de repos

Tout au long de nos randonnées nous avons pu admirer et profiter de très nombreux bancs et lieux de repos. L’idée de cette page est de rassembler les photos représentant cet objet qui nous permet de reprendre notre souffle et de nous recentrer sur de nouvelles valeurs.

Ce qui nous a surpris c’est l’incroyable variété de formes, de grandeur, de couleurs de ce mobilier si apprécié …. A vous d’admirer…

images au 10.01.2019

Le banc de la rando

Sur l’horloge du temps
Les heures s’égrainent doucement
Envie de flâner encore un instant
De profiter du moment présent
En admirant le soleil levant
Ou en écoutant les oiseaux et leurs gazouillements
La randonnée est un plaisir de chaque instant
Et rien de tel pour refaire le monde en philosophant
Que de s’asseoir confortablement sur un banc.

Fabienne Reichenbach

Le banc du jardin

Dans un jardin d’arbres et de haies ;
Dans le coin le plus retiré des allées venues,
Existait un banc de pierre moussue
Aux pieds rongés par les herbes et les ronces.
Dans l’enclave verte des arbres,
Juste à coté du vieux bancs
Existait aussi un rocher plat
Où j’aimais à venir m’allonger.
Et je venais souvent me recueillir,
Parmi l’esprit odorant des arbres du parc,
Lorsque ma mère promenait mon jeune frère
Dans les allées blanches du beau jardin.

Un jour ou j’étais seul dans l’endroit,
Je vis tout à coup, assis sur le banc,
Un enfant que je n’avais pas vu venir.
Il était frais et beau, semblable à un ange.
Il ne bougeait ni ne me voyait. Ses yeux bleus
Etaient fixés sur le sentier conduisant à notre refuge.
Une silhouette s’avançait dans la lumière blanche du soleil
Elle déboucha dans l’ombre fraîche des branches
Et s’assit sur le banc où l’enfant n’était plus.
Des larmes coulaient de ses yeux d’adolescents,
Elles roulaient sur sa joue ronde 
Jusqu’à sa moustache d’homme mûr
Qui venait de naître.
Les petites gouttes salées continuaient ensuite
Leurs routes jusqu’au bout du menton pointu
D’où elles tombaient sur une main bien faîte.
La paume ouverte recevait ce nectar des yeux
Cependant que celui-ci se raréfiait.
Une barbe de plus en plus longue 
Ralentissait le flot des larmes
Que recueillait à présent une main 
De vieillard aux veines saillantes et bleues.
D’épais sourcils et de profondes rides 
Entouraient maintenant les yeux du vieux visage
Où brillait le même feu, aussi jeune et aussi pur,
Qui scintillait dans ceux de l’enfant.
Sans doute un même esprit les allumaient.
Bientôt ceux-ci s’éteignirent
Et il ne resta plus qu’un cadavre sur le banc.
Il se décomposa rapidement,
Et le vent dispersa la poussière
De ce qui fut l’enfant.

J’ai longtemps pleuré,
Seul, sur mon rocher ;
Jusqu’à ce que le froid de la pierre
Qui pressent le soir 
M’ai glacé le sang
Au plus profond de mon être.
Alors je suis parti,
Me promettant de ne jamais oublier
Qu’un jour peut-être, moi aussi,
Je viendrais déposer mon existence,
Loin de tous, au creux de ce banc.

Joel Vinel

Ô petit banc de bois…

Des milliers d’amoureux ici se sont offert,
Dans ce petit sous-bois aux parfums raffinés,
Combien de gens frileux ont composé leurs vers ?
Ô petit banc de bois, si tu pouvais parler !

Des papis, bienheureux de se poser au vert,
Passereaux plein de joie pour des miettes picorées,
Des enfants si joyeux oubliant leurs hivers,
Ô petit banc de bois, si tu pouvais parler !

Et toutes ces familles profitant des dimanches,
Qui venaient réunies ! Promenade bienfaitrice Sauvegarder
Aux lumières qui scintillent sur les notes de branches.

Tu en as vu des vies, témoin ou bien complice,
Je m’approche de toi, sur tes lattes m’étendre,
Ô petit banc de bois, si tu pouvais m’entendre!

Stéphane Huard

Le banc

Viens t’asseoir près de moi sur le banc
Pose ta tête lourde sur mon épaule
Même si je pleure des larmes de sang
J’aime ce banc à l’ombre du vieux saule

Des cris perçants déchirent mes entrailles
Mes lèvres sont closes et personne n’entend.
Mon regard vide vogue au delà du portail,
Un corps sans vie est assis sur ce banc !

Natacha Peneau

BankKultur

Un site très complet sur les bancs en Suisse

Retrouvez la carte des  bancs

Le banc de pierre

Ma mie vois tu ce banc de pierre
Que le soleil doucement éclaire
Nous pourrions nous y reposer
Avant de regagner notre mazet

Nous écouterions les cigales chanter
Leur stridente mélodie qui dure tout l’été
Et regarder longuement le paysage
Et observer les gens de passage

Et si la soif par hasard survenait
Nous pourrions nous désalterer
A cette bellle fontaine empierrée

Juqu’au soir je te conterais fleurette,
Et alors nous quitterrions ce banc de pierre
Et rentrerions chez nous par la rivière

Rieu Jean J

Un vieux banc de bois...

C’est un vieux banc de bois
Planté au bord d’un étang,
Qui contemple au fil des ans
Les ébats joyeux
Des cygnes et des oiseaux !

Inexorablement,
Les saisons passent…
Il regarde le monde se poser
Sur son bois écaillé :
Enfants pleins de joie
Grimpant, sautant,
Se balançant sur lui,
Mamans tricotant
Attentives à leurs bambins,
Solitaires lisant
Pour oublier leur ennui,
Rêveurs admirant la vue,
Vieillards se reposant
Avant de repartir,
Commères papotant
De la pluie et du beau temps,
Amoureux enlacés
Aux tendres confidences,
Aux baisers passionnés !

Depuis cet après-midi d’hiver
Où blottis l’un contre l’autre,
Nous avons capturé le temps
Au creux de nos mains jointes…
Notre amour est gravé
A tout jamais
Dans ce vieux banc de bois
Planté au bord d’un étang,
Qui contemple au fil des ans
Les ébats joyeux
Des cygnes et des oiseaux !

Véronique Audelon

Bancs publics en étude à Lausanne

Les villes sont conscientes de l’importance du banc dans l’espace public.

La ville de Lausanne a  évalué l’offre des besoins dans huit quartiers de la ville. Retrouvez l’étude ici

Balade des bancs à Lausanne

Cette petite flânerie au cœur de Lausanne, conçue par Pierre Corajoud, à la demande de Pro Senectute, propose de (re)découvrir les bancs publics, propices à la fois au repos et à la contemplation. Partant de la Place du Nord, en passant par le Château, la Cathédrale, la rue Mercerie et la Place de la Palud, la balade permet à la fois de découvrir Lausanne différemment et de pouvoir se reposer à intervalle régulier.